AccueilActualitésBourdonnement d'oreille
Acouphènes

Bourdonnement dans l’oreille :
d’où vient ce bruit ?

Publié le 11 août 2026
Bourdonnement dans l’oreille : d’où vient ce bruit ? · LCA Audition Paris 10 · David TRAN, audioprothésiste D.E.

Un bourdonnement, un sifflement aigu, un tintement ou un souffle que vous êtes seul à entendre, surtout au calme le soir : ce bruit fantôme porte un nom médical, l'acouphène. Il touche environ une personne sur sept et, s'il est rarement grave, il peut vraiment peser sur le quotidien.

Bourdonnement, sifflement, tintement : c'est un acouphène

On appelle acouphène toute sensation sonore perçue sans source extérieure : bourdonnement, sifflement, chuintement, tintement, parfois pulsation. Il peut être discret ou envahissant, permanent ou intermittent, dans une oreille ou dans les deux. Dans l'immense majorité des cas, il est « subjectif » : vous seul l'entendez, parce qu'il naît de votre propre système auditif.

D'où vient ce bruit ?

Contrairement à l'idée reçue, l'acouphène ne vient pas vraiment « de l'oreille » mais du cerveau auditif. Le plus souvent, une atteinte des cellules sensorielles de l'oreille interne (liée à l'âge ou au bruit) prive le cerveau de certains sons. Pour compenser ce manque, il augmente son activité, et génère ce signal parasite. C'est pourquoi acouphène et perte auditive vont si souvent de pair.

Les causes et facteurs favorisants

  • une perte auditive (presbyacousie, surdité débutante), le facteur le plus fréquent ;
  • l'exposition au bruit (concerts, travail bruyant, écouteurs) ;
  • un simple bouchon de cérumen : parfois, déboucher l'oreille suffit ; voir comment déboucher une oreille ;
  • certains médicaments (dits ototoxiques), le stress, les troubles du sommeil ;
  • des causes de voisinage comme les troubles de la mâchoire (ATM).

Pour aller plus loin, voir notre article détaillé sur les acouphènes.

Bourdonnement d'un seul côté ou pulsatile : consultez

La plupart des acouphènes sont bénins, mais certains signaux imposent un avis médical sans tarder :

  • un acouphène strictement d'un seul côté, ou apparu brutalement ;
  • un acouphène associé à une baisse d'audition soudaine : pensez à la surdité brusque, une urgence des 48 heures ;
  • un acouphène qui bat au rythme du cœur : voir notre article acouphène pulsatile ;
  • un acouphène accompagné de vertiges.

Que faire ? ce qui aide vraiment

Aucun traitement ne « supprime » un acouphène installé, et les promesses de guérison miracle sont à fuir. En revanche, une prise en charge sérieuse permet, dans de nombreux cas, de réduire fortement la gêne, c'est l'habituation :

  • Thérapie sonore et TRT : pour que le cerveau relègue l'acouphène à l'arrière-plan ;
  • Correction auditive : quand une perte d'audition l'accompagne, l'appareillage réduit souvent le bruit perçu ;
  • Thérapies cognitivo-comportementales (TCC) : les mieux évaluées pour le retentissement, le stress et le sommeil.

Nous développons cette approche dans acouphène persistant : que faire.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Chercher le silence absolu : il accentue la perception de l'acouphène ; un environnement légèrement sonore soulage.
  • S'isoler ou « attendre que ça passe » dans l'angoisse, le stress entretient le cercle vicieux.
  • Miser sur des compléments « anti-acouphènes » sans preuve, au lieu d'une prise en charge validée.

Notre prise en charge

Notre équipe, membre de l'AFREPA, réalise un bilan complet, audiométrie, acouphénométrie, évaluation du retentissement, puis construit avec vous un accompagnement adapté et coordonné. L'objectif n'est pas une promesse, mais un mieux-être concret et durable.

C'est un acouphène, le plus souvent lié à une atteinte de l'audition : privé de certains sons, le cerveau auditif augmente son activité et génère ce signal. Un bouchon de cérumen, le bruit ou le stress peuvent aussi être en cause. Un bilan permet d'y voir clair.

Rarement. Mais il faut consulter s'il est apparu brutalement, ne touche qu'un côté, bat au rythme du cœur, ou s'accompagne d'une baisse d'audition ou de vertiges. Dans ces cas, un avis médical s'impose sans attendre.

Un acouphène passager (après un concert) disparaît souvent seul en quelques heures à quelques jours. Un acouphène installé ne se « supprime » pas, mais l'habituation (thérapie sonore, correction auditive, TCC) en réduit fortement la gêne. Fuyez les remèdes miracles.

Oui, le silence total le rend plus perceptible. Un léger fond sonore (musique douce, bruit de nature) aide à le mettre en retrait, notamment le soir pour s'endormir.

Souvent, oui, lorsqu'une perte auditive accompagne l'acouphène : en restituant les sons manquants, l'appareil réduit le besoin du cerveau de « compenser », et donc le bruit perçu. C'est l'un des outils de la prise en charge.

Sources : Sereda M et al. Sound therapy for tinnitus, Cochrane Database of Systematic Reviews 2018. Fuller T et al. Cognitive behavioural therapy for tinnitus, Cochrane 2020. Recommandations de l'AFREPA (Association Francophone des Équipes Pluridisciplinaires en Acouphénologie).

AcouphènesBourdonnementSifflementAFREPA

Une question sur votre audition ?

Nos audioprothésistes experts vous reçoivent au 88 boulevard de Magenta, Paris 10.

Envie d'en savoir plus ? Découvrez le déroulé du bilan auditif gratuit →